La communauté noire au Venezuela : de l’esclavage à la reconnaissance culturelle

jeudi 15 décembre 2011

  RITA     FOLZ Olivier

L’implantation de la communauté noire au Venezuela, au début du XVIe siècle, est synonyme de souffrance pour l’ensemble de ses membres. Réduits en esclavage et affectés aux tâches les plus rudes, ils sont les principaux artisans du développement économique du pays, mais les seuls à n’en tirer aucun profit. Par la suite, l’expansion de la traite négrière conjuguée avec le processus de métissage qui se met en place entre les différentes races, et ce, malgré toutes les ordonnances édictées par la Couronne espagnole, entraîne une importante augmentation du nombre d’Afro-descendants...

... Las du traitement qui leur est infligé, ils se révoltent et entrent en opposition avec le régime colonial, puis avec les autorités vénézuéliennes une fois l’indépendance nationale acquise. Au terme d’une longue lutte qui passe par diverses étapes, ils obtiennent enfin leur liberté et acquièrent des droits. Malgré l’obtention de la citoyenneté, hormis deux ou trois exceptions, les membres de la communauté noire ne jouissent d’aucune représentativité politique et souffrent toujours d’un manque de visibilité dans le panorama national. Toutefois, depuis l’accession au pouvoir d’Hugo Chávez et l’instauration d’une démocratie participative, des changements s’opèrent grâce, notamment, à la mise en place de divers projets visant à favoriser la participation des Afro-vénézuéliens à la vie politique, économique, sociale et culturelle de la nation.

Folz Olivier, « La communauté noire au Venezuela : de l’esclavage à la reconnaissance culturelle », RITA, N°5 : décembre 2012, Mis en ligne le 15 décembre 2011. Disponible en ligne : http://www.revue-rita.com/traits-dunion98/la-communaute-noire-au-venezuela-de-lesclavage-a-la-reconnaissance-culturelle.html

  Dans la même rubrique