Une guerre du Golfe II ? Le marché reste impassible

Le déploiement des forces et la montée des tensions dans le Golfe laissent sans réaction un marché davantage préocccupé par la surabondance de l’offre

vendredi 20 février 1998

  LE NOUVEAU QUOTIDIEN

To bomb or not to bomb Bagdad ? La question agite les milieux di­plomatiques. mais pas les interve­nants sur le marché du pétrole. Les prix du brut évoluent à des niveaux particulièrement bas qu’ils n’a­vaient plus connus depuis près de quatre ans. sous la barre des 15 dollars le baril. « Il est très peu probable que les Américains, s’ils décident de lancer une opération militaire contre Bagdad, bombar­dent les installations pétrolières irakiennes », a indiqué Léo Drollas, expert du Centre for global energy studios (CGES), institut de re­cherche basé à Londres.
Sous embargo depuis 1991, l’Irak peut néanmoins exporter une quantité limitée de pétrole afin d’acquérir des produits de premiè­re nécessité en vertu de l’accord dit « pétrole contre nourriture » sous contrôle des Nations Unies.