Les émeutes ont fait plus de 200 morts

Le calme semblait revenir jeudi, après une nouvelle nuit d’affrontements entre francs-tireurs et soldats dans les bidonvilles de Caracas

vendredi 3 mars 1989

  PEREZ Carlos Andres     AFP     JOURNAL DE GENÈVE

Caracas, 2 (AFP). - Le calme revenait progressivement jeudi à Caracas où l’armée a ostensiblement pris le contrôle de l’ordre public après trois jours de violences et de pillages qui ont fait plus de 200 morts et mille blessés, selon les dernières estimations.

Dans la matinée cependant, quelques tirs sporadiques ont été entendus dans certains quartiers populaires de ia capitale, troublée toute la nuit par des affrontements entre soldats et francs-tireurs malgré le couvre-feu et la suspension des libertés fondamentales depuis 48 heures.
Des patrouilles militaires, nettement plus nombreuses que la veille grâce notamment aux 10 000 hommes envoyés en renfort de l’intérieur du pays, veillaient devant les bâtiments publics ou à proximité des marchés et des magasins épargnes par les pillards.
D’autres circulaient aux abords des bidonvilles et sur les artères stratégiques de la capitale où, pour la première fois depuis lundi, quelques autobus avaient commencé à circuler timidement.