Petit panorama de la littérature vénézuélienne

samedi 26 juillet 1958

  NAVILLE René     JOURNAL DE GENÈVE     GALLEGOS Romulo     BLANCO Andres Eloy

Issus d’un pays sans cesse ébranlé pen­dant plus d’un siècle par les guerres et les révolutions et n’ayant bénéficié que de rares accalmies, les écrivains vénézuéliens ont surtout été des polémistes, des journalis­tes, des essayistes dont l’inspiration à la fois lyrique, sarcastique et mordante restera le propre d’une nation aux passions ardentes et en constante évolution.
Dès le XIXe siècle, le Venezuela sera asso­cié au nom de Bolivar, extraordinaire person­nalité dont l’œuvre se condense dans près de 3000 lettres écrites dans le feu de l’action, du sommet glacé des Andes jusque dans les steppes brûlantes de l’Orénoque. Elles résu­ment son activité politique, diplomatique et militaire aussi bien au Pérou qu’en Colombie, en Equateur et au Venezuela. Elles semblent rédigées à la fois par un poète, un dirigeant militaire, un homme d’Etat, un diplomate avisé ou un tribun habile à frapper l’imagination des foules.
Andres de Bello, appelé le Patriarche des lettres américaines, poète, grammairien, di­plomate et juriste, domine tout le début du XIXe. Son œuvre empreinte de classicisme, relève de la pure tradition espagnole. Il fut le père du code chilien et l’un des meilleurs traducteurs de Victor Hugo.

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